auteur : Marianne Stern

    éditeur : MNÉMOS

    pages : 448

    parution : (20/04/17)

    thèmes : fantastique, steampunk

 

Germania, début des années 1900, capitale du Reich. À sa tête, le Kaiser Wilhem, qui se préoccupe davantage de transformer sa cité en quelque chose de grandiose plutôt que de se pencher sur la guerre grondant le long de la frontière française – et pour cause : on dit qu’il n’a plus tous ses esprits. Un smog noir a envahi les rues suite à une industrialisation massive, au sein duquel les assassins sont à l’oeuvre. Une poursuite infernale s’engage dans les rues et les cieux de Germania le jour où la fille du Kaiser échappe de peu à une tentative de meurtre. Objectif: retrouver les commanditaires. La chose serait bien plus aisée s’il ne s’agissait pas en réalité d’un gigantesque complot, qui se développe dans l’ombre depuis trop longtemps.

J’ai décidé de lire Smog of Germania en voyant les chroniques de blogueurs, certains l’adorant d’autre le réprouvant, j’ai donc décidé de me faire mon propre avis. D’autant que la couverture et le résumé m’attiraient particulièrement. Le steampunks est un genre littéraire que je lis très peu et c’est toujours un plaisir de diversifier ses lectures et sortir de sa zone de confort.

L’histoire se déroule à Germania capitale d’une Allemagne alternative. Suite à une forte industrialisation la ville est recouverte d’un nuage de pollution appelé le smog : une masse sombre grouillant d’assassins et de complots. Le livre regorge de machinations politiques, l’ambiance est obscure. Le peu de romans steampunk que j’ai lus se déroulaient à Paris ou à Londres. Celui-là a la particularité de se dérouler en Allemagne. Le livre est parsemé d’expressions et de mots en allemand prolongeant l’immersion dans cette Allemagne si particulière.

 

« Le problème avec vous, Fraulein, est l’importance stupide que vous accordez aux apparences, et la naïveté qui va avec, comme le soulignait si bien Max. Vous soupçonniez Speer de traitrise, car il vous a abandonné chez Niklas sans une explication, puis vous avez cru celui-ci à la solde des assassins parce qu’il ne possède aucune manière. Maria est tellement grasse qu’elle vous dégoûte, alors vous la considérez comme une ennemie… Et maintenant, Beate von Hanover. Vous la détestez et vous savez qu’elle prend plaisir à comploter à la cours, vous en faites donc la traitresse idéale. Grandissez enfin ! Si vous saviez combien de personnes jouent double-jeu dans cette ville, afin d’échapper à ce qu’elles sont réellement… »

 

L’univers est le point fort de l’histoire. J’aurais aimé que l’auteur nous parle davantage de l’étrange ville de Germania au lieu d’alourdir l’histoire avec de longues descriptions sans intérêt. Le début m’a semblé lourd, la suite bien rythmée, remplie de complot et de courses poursuites. Les soi-disant rebondissements du livre m’ont parus médiocres et prévisibles. La révélation finale tombe à plat et n’a pas du tout l’ampleur du complot qui se développe tout au long du récit, le(la) « méchant(e) » que l’on découvre à la fin était prévisible quasiment depuis le début du livre.

Du point de vue des personnages, j’aime beaucoup Maxwell et Jeremiah. Ils sont ambivalents. Ils cherchent à accomplir leurs objectifs malgré les obstacles qui se dressent devant eux. Je les trouve tous les deux charismatiques et entrainants. L’héroïne principale m’a moins plu. Elle n’a pas d’impact sur le cours de l’histoire, elle n’est finalement là que pour se plaindre et faire des théories qui n’ont aucun sens. A plusieurs reprises m’a pris l’envie de la secouer pour la réveiller.

Le style de l’auteur est simple mais très prenant. Les premières pages passées, nous rentrons très facilement dans son roman. Le récit est divertissant et très rythmé.

Pour finir, l’auteur avait tout pour faire un bon roman, l’univers est génial, l’intrigue prenante et certains personnages intéressants. Le suspens et le mystère montent tout au long du récit pourtant à ma grande déception le final n’est pas convaincant. Ce livre m’a permis tout de même de passer un bon moment.

  • orignalité 80%
  • personnages 70%
  • histoire 80%
  • écriture 80%
  • suspence 85%
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