auteur : V.E.Schwab

   éditeur : Lumen

   thèmes : Fantastique

   pages : 638

  parution : 2018

 Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de   voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l’âme. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge – on y respire le merveilleux à chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : là, les sortilèges se font si rares qu’on s’y tranche la gorge pour une simple incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui l’a envahi quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui. 

Quatre mois ont passé depuis que la pierre noire est tombée entre les mains de Kell, depuis que le corps de Holland a été envoyé dans le Londres noir en compagnie du talisman maléfique. Lilah est partie. Sans mot dire, au bout de trois jours d’épreuves inimaginables, elle a laissé là Kell, sur un quai du Londres rouge, pour partir explorer le monde. Inquiet, le jeune homme affronte des nuits sans repos : assailli de rêves menaçants, il ne se réveille que pour penser à elle. La capitale bouillonne de fièvre car dans quelques jours commencent les Jeux des éléments, une compétition qui réunit les meilleurs magiciens de trois royaumes voisins, souvent en guerre par le passé. En prévision de l’événement, un navire à la réputation légendaire se rapproche de la cité, ramenant de vieux amis à terre… 

Mais pendant ce temps, un autre Londres se réveille et revient petit à petit à la vie. Or rien ne doit venir bouleverser l’équilibre de la magie : pour qu’une ville prospère, une autre doit décliner…

De quoi ça parle :

Lilah est partie explorer le monde en quête d’aventure. Kell lui, reste à Londres auprès de la famille royal. Avec Rhy, ils essayent de gérer leur nouveau lien malgré les problèmes qu’il implique. En effet ils sont liés jusqu’à avoir un mimétisme de leurs émotions. Heureusement, un grand tournoi de magie réunissant les trois royaumes voisins se prépare. Rien de mieux pour les distraire et leur faire oublier leurs problèmes.

Comment ça nous est raconté:

Dans ce livre, l’auteure ne surprend pas ses lecteurs par des révélations en fin de chapitre et des rebondissements inattendus. Le lecteur ne s’ennuie pas pour autant. V.E.Schwab mise sur le rythme effréné de son roman. Ce second tome est très dynamique, les personnages et les mondes alternent à une vitesse folle. Heureusement tout reste clair. V.E.Schawb a un style simple mais addictif. Elle entraine ses lecteurs dans un tourbillon de magie, nous chamboulant dans tous les sens avant de nous relâcher totalement désorientés.
– Rhy, redescend sur terre, je suis un Antari ! l’interrompit son frère, qui se retenait à grand-peine de crier. Le fils adoptif des Maresh, le magicien le plus fort de l’empire arnésien, et peut être même du monde…

– Attention, Kell, on pourrait croire que tu te vantes.

Ce que j’en pense :

Ce second tome surpasse largement le premier, que j’avais également beaucoup apprécié. Le premier tome commençait lentement dans le but d’introduire les personnages et l’univers. Ici le lecteur rentre directement dans le vif du sujet. Ce tome-ci n’est pas comme la plupart des seconds tomes : une simple passerelle entre le début et la fin de l’histoire. Il se passe énormément de choses, bien plus que de simples péripéties introduisant le prochain tome. 

Dans Shades of Magic, Kell, stéréotype du garçon ténébreux me déplaisait particulièrement. Dans ce deuxième tome il prend de l’épaisseur et on comprend mieux sa psychologie. Lilah, toujours agréable à suivre, prend du grade en prenant plus d’importance que Kell. De nouveaux personnages entre en jeu au cours du livre. J’ai particulièrement apprécié Alucard. Il cache de nombreux secrets qui de ne demandent qu’à être dévoilés.

L’intrigue est captivante, le tournoi de magie complètement palpitant. Les passages où les magiciens se battent en duel sont très descriptifs ce qui m’a permis de visualiser tous les détails surnaturels parfois difficiles à imaginer dans d’autres ouvrages. La fin n’est pas surprenante car le lecteur sait ce qu’il va se passer depuis le milieu du roman. Elle donne toutefois envie de connaître la suite. 

Shades of Shadows est une agréable lecture. Une histoire savoureuse quand on n’a pas envie de se mélanger les neurones. Une série, qui j’espère, se terminera à la hauteur de l’addiction qu’elle procure.

– Tout le monde croit que je veux mourir, n’est-ce pas ? Mais c’est faux. Il est facile de mourir. Moi, je veux vivre, mais se rapprocher de la mort est le seul moyen de se sentir vivant. Et une fois qu’on y arrive, on se rend compte qu’avant, on ne vivait pas vraiment. On se contentait de survivre. Je suis peut-être folle, mais je pense que la vie vaut la peine d’être vécue quand on prend des risques.

– Tu es folle.

Note :

  • originalité 90%
  • personnages 90%
  • histoire 90%
  • écriture 80%

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