Avant de commencer cette chronique je tiens à préciser que je ne parlerai pas du deuxième intégrale du trône de fer pour ne pas vous dévoiler des éléments importants. Je le mets juste dans le titre pour que vous sachiez que je l’ai lu et que vous ne vous étonnez pas de découvrir sur mon blog une chronique du troisième intégrale sans avoir vu celle du deuxième.
   

   auteur : G.R.R.Martin

   éditeur : Pygmalion

   thèmes : médiéval fantasy

 

 Le royaume des sept couronnes est sur   le point de connaître son plus   terrible hiver : par-delà le mur qui garde sa frontière nord,   une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer, tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors s’en sortiront indemnes…

De quoi ça parle :

Dans un monde de violences et de trahisons neuf maisons cohabitent. La paix entre ces familles est passagère, en effet le trône de fer permettant de régner sur le royaume des sept couronnes est fort convoité. Eddard, chef de la maison des Stark vit paisiblement avec sa famille dans le domaine de Winterfell. Jusqu’au jour où Son ami Robert Barathéon, roi de Westeros le fait nommer main du roi. Eddard est alors obligé de quitter Winterfell pour rejoindre Port Réal : la capital où de terribles complots se trament.

Comment ça nous est raconté :

Le Trône de Fer est un livre extrêmement violent et sombre. Les chapitres sont assez longs et sont chacun attitrés à un personnage différent. Il n’est pas aussi facile à lire qu’on pourrait le croire car l’écriture est assez érudite. J’ai lu plusieurs articles reprochant au traducteur de ne pas avoir respecté le style de l’auteur. En effet le vocabulaire utilisé est soutenu.

« Un lâche peut être aussi brave que quiconque en l’absence de tout danger. Et chacun remplit ses devoirs quand les devoirs en coûtent rien. Avec quelle aisance se suit, dans ces conditions, le chemin de l’honneur ! Mais tôt ou tard vient pour tout homme l’heure où cesse l’aisance, l’heure inéluctable des choix contraignants. »

Ce que j’en pense :

Comment ne pas avoir entendu parlé du Trône de fer (Game of Thrones), cette saga vendue à plus de 70 millions d’exemplaires. Elle a surtout été popularisée par son adaptation en série qui a battu tout les records. Malgré que ce soit un pavé de plus de 1000 pages je n’ai pas hésité un seul moment avant de me plonger dedans. Je pensais que ça allait me prendre beaucoup de temps mais j’ai lu les deux livres intégrales (plus de 2200) en l’espace de trois semaines. Je les ai dévorés du début jusqu’à la fin.

L’univers mit en place par G.R.R.Martin est riche et complexe. Il a fait un gros travail sur la géographie de son monde qui est remplie de détails. Dans ce livre il n’y a pas deux familles en conflit mais sept. Les trahisons, jeux d’alliances et complots sont donc bien plus nombreux et complexes. Le nombre de personnages mis en place est considérable. Au début j’ai eu un peu de mal à me repérer et à retenir leurs noms. Pour tout dire dans le premier intégrale le lecteur a le point de vue d’une dizaine de personnages ce qui n’est rien par rapport au nombre de protagonistes qui est d’environ quarante. Si de nombreux personnages passent de vie à trépas, il en reste toujours suffisamment pour poursuivre la saga.

Le trône de fer est tout sauf manichéen. Ce n’est pas de la fantasy épique avec des héros parfaits. Les personnages ont tous beaucoup de défauts ce qui les rends très humain. J’ai notamment eu un coup de cœur pour le personnage de Thyrion : un nain qui tire son épingle du jeu grâce à son cerveau, son cynisme mais aussi ses belles répliques. C’est la première fois que des personnages d’un livre me hérissent autant le poil. Ça m’est même arrivé de faire une pause dans ma lecture parce que je ne pouvais plus supporter certains d’entre eux (Joffrey, Théon Greyjoy, Cercei, Sansa, Viserys, Stannis…).

Les surprises sont très nombreuses, G.R.R.Martin est maître dans l’art du rebondissement. Le lecteur ne peut en aucun cas prévoir la chute de cette saga. Au détour de chaque page des surprises nous attendent. C’est vraiment très appréciable car les livres dont on connaît la fin avant même d’avoir commencé m’insupporte.

Je n’ai qu’une chose à dire pour conclure cet article : à lire absolument. Passer à côté serait criminel !

« Voici que débute ma garde. Jusqu’à ma mort, je la monterai.
Je vivrai et mourrai à mon poste.
Je suis l’épée dans les ténèbres. Je suis le veilleur au rempart.
Je suis le feu qui flambe contre le froid, la lumière qui rallume l’aube, le cor qui secoue les dormeurs, le bouclier protecteur des royaumes humains.
Je voue mon existence et mon honneur à la Garde de nuit. Pour cette nuit-ci comme pour toutes les nuits à venir. 
»

Note :

  • orignalité 100%
  • personnages 100%
  • histoire 100%
  • écriture 100%

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