auteur : Andrea Cremer

   éditeur : Lumen

   pages : 414

   parution : 2015

   thèmes : steampunk

  Monstres d’acier, magie vaudou et combat pour la liberté :   découvrez la nouvelle série steampunk d’Andrea Cremer !

Imaginez un monde où l’Empire britannique aurait écrasé la rébellion qui a donné naissance aux États-Unis d’Amérique… Dans ce XIXe siècle alternatif, Charlotte, 16 ans, vit loin de ses parents, descendants des révolutionnaires américains, qui continuent la luttent contre les sous-marins et les machines volantes de Britannia. Entourée d’autres fils et filles de la rébellion, elle habite dans un réseau de grottes souterraines non loin de la ville flottante de New York, où les artisans de la Ruche et les ouvriers de la Grande Fonderie côtoient l’aristocratie des vainqueurs. Un matin, elle croise dans la forêt un garçon amnésique, poursuivi par les machines de l’Empire, et lui sauve la vie. 

Mais quand elle le ramène dans les Catacombes, où elle attend comme tout le petit groupe d’amis qui l’entoure de rejoindre la lutte quand elle atteindra sa majorité, l’équilibre de son existence est bouleversé : parmi ses compagnons, tous ne sont pas ce qu’ils prétendent être, et l’existence de ce mystérieux garçon fait peser sur la rébellion une terrible menace… Des décharges de métal de l’Empire, infestées de rats d’acier, aux salons opulents de la noblesse, en passant par les méandres labyrinthiques de la Guilde des inventeurs, Charlotte est contrainte de quitter son refuge pour partir explorer le vaste monde ! 

De quoi ça parle :

Le secret de l’inventeur se déroule aux États Unis dans un univers steampunk (monde automatisé qui renvoie à la révolution industrielle). On suit Charlotte une jeune fille dont les parents sont des rebelles qui luttent contre la société en place. Elle vit avec d’autres enfants et son frère dans les Catacombes : un refuge pour les enfants des rebelles qui à leur majorité doivent rejoindre leurs parents.

Comment ça nous est raconté :

Le style de l’auteur est très basique, sans grand intérêt. L’écriture est même trop simple. Le livre est écrit en très gros caractère, il se lit donc très vite. Au début du roman le rythme est assez lent. Il s’accélère lorsque Charlotte quitte les Catacombes pour rejoindre New York. La plupart des romans steampunks se déroulent en Europe dans des villes telles que Paris où Londres. Dans ce livre l’histoire se passe au Etats-Unis, c’est ce qui m’a donné envie de le lire.

« La jeune fille s’était donc enfermée dans ses quartiers pour attendre que passe la folie de son frère. Le lendemain matin, Jack l’avait prise au dépourvu en se présentant à sa porte avec un gage de réconciliation : des replis de son long manteau de cuir, il avait sorti une boîte en acier carrée au couvercle orné de vignes en fleurs. Lorsque, décontenancée, elle s’était laissé convaincre d’ouvrir le coffret, elle en était restée bouche bée : une petite musique obsédante égrenait ses notes tintinnabulantes tandis qu’un minuscule jardin de feuilles, d’herbes et de fleurs métalliques commençait à croître sous ses yeux. Les plantes se rétractaient ensuite à la fermeture du couvercle, pour mieux repousser la fois suivante.

À en croire Jack, cette mélodie s’intitulait La Sonate au Clair de lune. C’était l’œuvre d’un compositeur allemand nommé Beethoven. Un des forgerons employé quelques mois plus tôt à la Grande Fonderie conservait en secret des chutes de métal pour en tirer d’extraordinaires boîtes à musique qu’il vendait ensuite au marché noir. Lorsque Jack avait fui le bruit et la fureur de l’usine tentaculaire, l’homme lui en avait donné une afin de lui servir de monnaie d’échange au cours de ses voyages.

Ce cadeau extravagant avait laissé Charlotte pantoise. La tête encore emplie des sonorités cristallines, fascinée par le mouvement des fleurs métalliques sous ses doigts, Charlotte avait tenté de refuser l’objet. C’était compter sans l’insistance du garçon. »

Ce que j’en pense :

Tout d’abord je tiens à préciser que les résumés des livres Lumen sont bien trop longs, ils en dévoilent trop, et certaines informations n’ont aucun intérêt à être sur la quatrième de couverture. À part cela l’objet livre est très beau et comme dans la plupart des livres Lumen la première page de chaque chapitre est illustrée.

À part Charlotte, le personnage principal, je ne me suis pas attaché aux autres protagonistes qui manquent sérieusement de profondeur. Le personnage de Charlotte m’a quand même laissé sceptique, son côté fougueux m’a bien plu, mais son comportement m’a parfois agacé. Une fois de plus je me serais bien passé de la romance. Elle m’a paru niaise. De plus, un triangle amoureux s’installe au cours du roman. C’est un schéma que je ne peux plus supporter, dès que je l’ai vu arriver une grande envie de jeter le livre par la fenêtre s’est emparé de moi.

L’histoire ne m’a pas emporté, j’ai retrouvé des codes littéraires assez basiques. La plupart des « révélations » n’en ont pas été, je les ai vues arriver longtemps à l’avance. Pas de surprises ni d’étonnement dans cette histoire. Je n’ai pas trouvé le récit prenant. Heureusement que ce livre était rapide à lire sinon je pense que j’aurais abandonné ma lecture.

L’univers est la seule chose qui m’a plu. Il est très riche bien que quelques éléments m’aient paru flou. J’aime beaucoup le steampunk, même s’il est parfois un peu limité par la précision de ses codes. L’univers du livre était bon, malheureusement l’histoire n’a pas suivi.

 

Vous l’avez compris, ce roman m’a beaucoup déçu. Beaucoup d’avis positifs sur la blogosphère me laisse penser finalement qu’il n’était tout simplement pas fait pour moi.

« La tempête avait éclaté, c’est vrai, mais Charlotte n’avait pas l’intention de se laisser intimider. Elle poursuivrait le combat. Pour Asher et Meg, pour Grave, et pour la Résistance. En silence, elle en fit le serment à chacun d’entre eux, et plus encore à elle-même: elle poursuivrait le combat. »

Note :

  • orignalité 60%
  • personnages 40%
  • histoire 30%
  • écriture 30%

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