auteur : Trystan Koëgel

    éditeur : Didier jeunesse

    pages : 192

    parution : (11/10/17)

    thèmes : historique, policier

 

Dans le port d’Ostie, le trafic maritime est bloqué par un navire inconnu.
Publius et son neveu Lucius enquêtent. Ils ne vont découvrir à son bord que des cadavres, morts de la peste. À leur cou, un pendentif en forme de trident. Rome est menacée et la peste n’est que le premier fléau infligé à la ville et à ses habitants. 
Une enquête haletante débute pour le duo…

 

Tout d’abord, j’ai acquis Le complot du trident par la box littéraire Kube reçu dans ma boite aux lettres au début du mois de janvier. Je me suis rapidement mis à sa lecture, attiré par une belle couverture rappelant les dessins sur les amphores grecques. Rare sont les romans jeunesse se déroulant dans l’antiquité. En découvrir un nouveau me rend toujours heureux.

Ce livre est très agréable à lire. Il fourmille de détails, immergeant le lecteur dans cette Rome antique. L’auteur est objectif, il n’enjolive pas l’histoire, il décrit autant les beaux palais que la peste, la corruption ou encore les bas fonds de Rome. L’auteur mène à la perfection le lecteur, lui faisant croire des choses pour mieux l’étonner ensuite. À aucun moment j’ai deviné qui serait le coupable. Les péripéties s’enchainent vite nous laissant pas le temps de nous ennuyer. Malgré un livre peu volumineux (192 pages), le lecteur est pleinement comblé à la fin du livre et ne ressent pas de sensation de manque.

 

« Servius, tu n’est pas de ceux qui laissent les coupables respirer le même air que toi, n’est-ce pas ? Alors, ferme les portes et laisse-moi te dire qui est cet homme que tu crois connaître. »

 

Nous commençons l’histoire quasiment par la fin. Nous savons qu’un crime a été commis et que le coupable est emprisonné mais nous savons que ce n’est pas le bon. Nous remontons alors dans le temps pour découvrir l’enquête de Publius et Lucius avant le meurtre. J’aime par dessus tout apprendre en prenant du plaisir à lire, et ce livre m’a comblé. A la suite des protagonistes nous visitons des lieux emblématiques de Rome comme le Forum. Nous observons les coutumes et habitudes des romains mais aussi l’organisation de la société de l’époque. J’ai aussi découvert des anecdotes hilarantes, par exemple : saviez-vous que le père de Titus, Vespasien est mort d’une diarrhée juste après avoir construit les première toilettes publiques de Rome ?

 

Des personnages, Publius est le plus intéressant. Il est expérimenté, intelligent, cynique et ne se fie pas aux apparences. A l’inverse, son neveu Lucius est plus impulsif et même parfois naïf. Ils sont tous les deux humains, avec leurs qualités et leurs défauts.

Pour résumer, je me suis délecté de chaque page du livre. Il y a de l’action, du suspense. L’intrigue est trépidante. J’ai fortement apprécié Publius mais aussi Lucius. L’histoire est bien menée et l’écriture très agréable. C’est avec plaisir que je retrouverai la plume de l’auteur dans un prochain roman. 

  • orignalité 90%
  • personnages 95%
  • histoire 90%
  • écriture 85%
  • suspence 95%
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