auteur : George Orwell 

   éditeur : folio

   pages : 438

   parution : 1949

   thèmes : classique, dystopie

 Quatrième de couverture – « De tous les carrefours importants, le   visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER   VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée. »

De quoi ça parle :

Dans 1984 trois empires se partagent la planète : l’Eurasia, l’Estasia et L’Océania. Ils sont perpétuellement en guerre les uns contre les autres. Ces trois puissances sont des régimes totalitaires qui mettent les prolétaires au plus bas de l’échelle sociale. Le lecteur suit Winston Smith, 39 ans, habitant à Londres en Océania sous le régime de l’Angsoc (mot novlangue voulant dire : « socialisme anglais »). Il travaille au ministère de la vérité. Son métier consiste à changer les informations passées pour que le parti (dirigeants de l’Oceania) ait toujours raison. Pourtant Winston n’arrive pas à oublier le passé qu’il efface. Il se pose énormément de questions et notamment une en particulier : Existe-t-il un mouvement contre Big Brother et la société dans laquelle il vit?

« Si le Parti peut manipuler le passé et décider que tel ou tel événement n’a pas eu lieu, cette idée est assurément bien plus terrifiante encore que celle de la torture ou de la mort à venir. […] Et si tous les autres acceptent le mensonge imposé par le Parti, si tous les récits concordent avec lui, ce même mensonge passe dans l’histoire et devient vérité. « Qui contrôle le passé contrôle l’avenir », clame un slogan du Parti, « et qui contrôle le présent contrôle le passé. »

Comment ça nous est raconté :

Dans ce livre, le lecteur est dans la tête de Winston, il connaît toutes ses pensées et ses envies. L’écriture de George Orwell est assez simple. L’auteur décrit toutes les horreurs présentes dans le livre avec beaucoup de détails. Dès le début le lecteur en apprend beaucoup sur le monde dans lequel Winston évolue. George Orwell a écrit ce roman en 1949, l’histoire de son livre était donc pour lui dans le futur. Cet ouvrage est donc du rétro futurisme. Tout le monde a déjà entendu l’expression: « Big Brother is watching you » lorsque l’on parle d’atteinte à la vie privée. Et bien sachez que cette expression vient de 1984. Big Brother est un homme n’apparaissant jamais en personne, il est représenté par un homme moustachu au regard pénétrant.

«– Comment un homme s’assure-t-il de son pouvoir sur un autre, Winston?
Winston réfléchit:
– En le faisant souffrir répondit-il.
-Exactement. En le faisant souffrir. L’obéissance ne suffit pas. Comment, s’il ne souffre pas, peut-on être certain qu’il, non à sa volonté, mais à la vôtre? Le pouvoir est d’infliger des souffrances et des humiliations. Le pouvoir est de déchirer l’esprit humain en morceaux que l’on rassemble ensuite sous de nouvelles formes que l’on a choisies. Commencez vous à voir quelle sorte de monde nous créons? C’est exactement l’opposé des stupides utopies hédonistes qu’avaient imaginées les anciens réformateurs. Un monde de crainte, de trahison, de tourment. Un monde d’écraseurs et d’écrasés, un monde qui, au fur et à mesure qu’il s’affinera, deviendra plus impitoyable. Le progrès dans notre monde sera le progrès vers plus de souffrance. L’ancienne civilisation prétendait être fondée sur l’amour et la justice, la nôtre est fondée sur la haine.. Dans notre monde, il n’y aura pas d’autres émotions que la crainte, la rage, le triomphe et l’humiliation. Nous détruirons tout le reste, tout.
 »

Ce que j’en pense :

1984 m’a horrifié. Cette lecture a été marquante et je ne suis pas prêt de l’oublier. Le monde dans lequel évolue le héros est terrifiant. Les personnes l’habitant n’ont plus aucune liberté, ils sont sans cesse surveillés, et ne peuvent même pas avoir de pensées contradictoires au parti… Le moindre petit écart peut être fatal. Et pourtant les dirigeants du parti arrivent à faire croire au peuple que tout est mieux qu’avant. On a ici l’exemple parfait de la dystopie.

Dans les romans jeunesse et young adult dystopiques, les protagonistes trouvent toujours une solution pour s’en sortir et pour vaincre le système. Ce n’est pas le cas dans 1984, le lecteur a beau chercher, il ne trouve pas de faille. J’ai émis des hypothèses, cru à certaines choses, mais l’auteur finit par bouleverser nos convictions avec une fin terrible qui mit à terre tous mes espoirs.

J’ai beaucoup apprécié le style de l’auteur. Il expose si simplement des faits épouvantables. J’espère que les humains n’en arriveront jamais là. Et pourtant certains éléments du roman sont d’actualités. Dans 1984 les personnages sont espionnés par les écrans, leurs vie n’est donc plus du tout privée, cela rappelle les scandales récents sur Facebook et d’autres sociétés qui en savent bien plus qu’on ne le pense sur nous. On voit que George Orwell s’est inspiré des dictatures qui ont régnées durant la seconde guerre mondiale (communisme, nazisme, fascisme). Les moyens de tortures mais aussi d’endoctrinement sont similaires à ceux utilisés pendant ces funestes périodes.

Pour conclure, je ne peux pas dire que j’ai aimé ce livre tant les choses qui s’y déroulent sont épouvantables. Mais c’est une vraie expérience dont on ne sort pas indemne et pour cela il est absolument à lire ! Le grand classique de la dystopie.

« Winston se mit à écrire en un gribouillage rapide et désordonné:

« ils me fusilleront ça m’est égal ils me troueront la nuque cela m’est égal à bas Big Brother ils visent toujours la nuque cela m’est égal A bas Big Brother. »

Il se renversa sur sa chaise, légèrement honteux de lui-même et déposa son porte-plume. Puis il sursauta violemment. On frappait à la porte. »

Note :

  • orignalité 90%
  • personnages 70%
  • histoire 80%
  • écriture 80%

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