auteur : Robin Hobb

   éditeur : J’AI LU

   thèmes : Fantasy

   pages : 414 et 413

   parution : 2001 et 2002

 

Quatrième de couverture du tome 2 :

Fitz, le bâtard royal, a survécu à sa première mission meurtrière, mais son contact avec la mort lui a laissé d’inaltérables séquelles. Revenu à Castelcerf, il retrouve celle qu’il a aimée, mais ne peut lui déclarer sa flamme sous peine de la condamner irrémédiablement. Car autour de lui, la Cour fourmille d’intrigue, les menaces se resserrent, la mort rôde. Il a pourtant quelques alliés dans la place : un prince qui lui fait découvrir les mystères d’une magie toute puissante, un maître assassin qui lui veut malgré tout du bien, et un loup, avec qui il partage lien étrange et périlleux…

Cette chronique concerne le tome 2 et 3 de l’Assassin royal bien que je parle uniquement de l’histoire du deuxième tome (sans spoiler bien sûr). Les deux opus m’ont donné autant de plaisir, c’est la raison pour laquelle ils font l’objet d’une seule chronique.

De quoi ça parle :

Fitz-Chevalerie revient de sa périlleuse mission dans les montagnes. Le poison qu’il a ingéré lors de sa mission n’a pas réussi à le tuer mais il n’est pas tiré d’affaire. En effet ses crises se multiplient. De plus Royal est prêt à tout pour écarter les obstacles qui l’empêchent d’accéder au trône. Rien ne l’arrête même sa propre famille. Heureusement Fitz n’est pas tout seul.

Comment ça nous est raconté:

Robin Hobb nous entraîne dans son univers soutenu par un vocabulaire riche et une écriture fluide. Les descriptions sont nombreuses et aident le lecteur à découvrir toutes les facettes du monde complexe crée par l’auteure. Le narrateur est toujours Fitz comme dans le premier tome : le point de vue est donc interne.

 » Ce que je n’ai pas perdu ? Ce que je n’ai pas perdu ? » Ma colère s’éleva telle une volée d’oiseaux, comme elle animée par la panique. « Je suis infirme, Burrich ! Je ne peux pas retourner à Castelcerf dans cet état ! Je suis impuissant et pire qu’impuissant ! Un mouton qui tend la gorge au couteau du boucher ! Si je pouvais réduire Royal en purée, ça pourrait valoir la peine de revenir à Castelcerf ; mais non : je devrais m’asseoir à sa table et faire des politesses et des ronds de jambe à un homme qui a voulu détrôner Vérité et m’assassiner par-dessus le marché ! Je ne supporterais pas qu’il me voie trembler de faiblesse ou m’écrouler subitement, pris de convulsions ; je ne veux pas le voir sourire de ce qu’il m’a fait, je ne veux pas le voir savourer sa victoire. « 

Ce que j’en pense :

L’assassin royal est une série que j’affectionne de plus en plus. A suivre un personnage sur plusieurs tomes on finit par le connaître mieux que soi-même. Fitz continue tout de même à me surprendre. Durant ces deux tomes il va développer un lien particulier avec un loup. Il me fait penser à Jon Snow dans Le Trône de fer : ils sont tout les deux des bâtards d’une haute lignée et ils ont un lien très fort avec un loup, mais s’arrêtent là leurs ressemblances. En effet ils ont un caractère totalement différent.

Le lecteur suit le quotidien de Fitz à Castelcerf tout au long des deux livres. Si bien que ce lieu m’est devenu familier, je connais les cuisines et les couloirs par cœur, je sais comment aller de la chambre de Fitz à celle du roi… À force de vivre des aventures dans ce château je m’y sens comme chez moi.

L’assassin royal c’est le Trône de Fer avec beaucoup moins de personnages, moins de complexité et moins d’intrigues qui s’entrecroisent. C’est agréable quand on ne veut pas se prendre la tête. Je préfère toutefois Le Trône de fer qui est indétrônable.

L’assassin royal est une série très sympathique. J’avais envie de m’y plonger dès que j’en avais le temps : le signe infaillible que nous sommes en présence d’un coup de cœur.

 » Notre ambition, les tâches que nous nous donnons, le cadre que nous nous efforçons d’imposer au monde, tout cela n’est que l’ombre d’un arbre projetée sur la neige. Elle change avec le soleil, disparaît la nuit, dans avec le vent et, quand la neige fond, elle gît déformée sur la terre inégale. Mais l’arbre continue d’exister. Comprenez-vous cela ? « 

Note :

  • originalité 100% 100%
  • personnages 100% 100%
  • histoire 100% 100%
  • écriture 100% 100%

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