auteur : Robin Hobb 

   éditeur : J’AI LU

   pages : 512

   parution : 2005

   thèmes : fantasy

 Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille   régnante des Loinvoyant – par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l’existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l’égide du maître d’écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L’ enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu’à un fil : celui de sa lame…

De quoi ça parle :

L’apprenti assassin est le premier tome d’une saga de 13 volumes écris par Robin Hobb : une écrivaine américaine de fantasy. Ce premier tome nous narre l’enfance et l’adolescence de Fitz : l’enfant illégitime d’un prince. Au tout début de l’histoire il est abandonné par son grand-père au château du roi pour qu’il soit élevé par son père « Chevalerie ». Le roi « Subtil Lonvoiyant » va décider de faire de lui un assassin royal. Étant donné qu’il est un bâtard, sa vie n’a que peu de valeur, il peut donc prendre des risques au service du roi.

« Il s’agit de t’enseigner le meurtre, plus ou moins. A tuer les gens. L’art raffiné de l’assassinat diplomatique; ou bien comment rendre aveugle ou sourd; ou encore comment affaiblir les membres, provoquer une paralysie, une impuissance ou une toux débilitantes; ou déclencher une sénilité précoce, ou la folie, ou … mais peu importe. Tout cela, c’est mon métier. Et ce sera le tien, si tu l’acceptes. Sache a priori que je vais t’apprendre à tuer des gens. Pour ton roi. pas à la façon spectaculaire que t’enseigne Hod, pas sur le champ de bataille, sous les yeux et les acclamations de tes camarades. Non : je vais t’apprendre la manière furtive, sournoise, polie de tuer les gens. Tu y prendras peut-être goût, ou peut-être pas. Ce n’est pas de mon ressort. Mais ce à quoi je veillerai, c’est que tu sois efficace. Et aussi à une autre chose, car c’est la condition que j’ai posée au roi Subtil : que tu saches ce que tu apprends, ce qui n’était pas mon cas à ton âge. Bien ! Je dois donc t’enseigner à devenir un assassin. Cela te convient-il, mon garçon ? »

Comment ça nous est raconté :

Dans ce livre, Fitz nous raconte les années de son enfance et de son adolescence. L’univers du roman est exclusivement humain. Les seuls éléments surnaturels sont l’Art et le Vif, pouvoir de l’esprit et de la télépathie. L’écriture de Robin est assez simple mais très agréable à lire. C’est un roman initiatique où l’on voit le héros se développer au cours du temps. L’univers est riche, le lecteur découvre la grande étendue de ce monde grâce aux nombreuses descriptions que nous livre l’auteure. À chaque début de chapitre une exergue nous relate des événements historiques de ce monde. Elles aident à la compréhension de l’univers complexe crée par Robin Hobb
« À quoi bon une petite vie qui ne change rien à la grande vie du monde ? Je ne conçois rien de plus triste. Pourquoi une mère ne se dirait-elle pas : Si j’élève bien cet enfant, si je l’aime, si je l’entoure d’affection, il mènera une existence où il dispensera le bonheur autour de lui, et ainsi j’aurais changé le monde ? Pourquoi le fermier qui plante une graine ne déclarerait-il pas à son voisin : Cette graine que je plante nourrira quelqu’un, et c’est ainsi que je change le monde aujourd’hui ? […] C’est la vie. Et nul ne peut se permettre de ne pas y penser La moindre créature doit en avoir conscience, songer au moindre battement de son cœur. Sinon, à quoi sert-il de se lever chaque matin ? »

Ce que j’en pense :

La fantasy étant mon genre de prédilection, j’était obligé un jour ou l’autre de commencer la célèbre saga de Robin Hobb : l’assassin royal. Bien que le tome 1 soit une brique de plus de 500 pages je ne me suis jamais ennuyé. Comme tout bon roman de fantasy, l’histoire est peuplée de nombreux personnages principaux et secondaires. Ils ne sont pas manichéens, pourtant certains ont immédiatement rencontré mon aversion tandis que d’autres ont remporté mon affection. J’ai apprécié suivre Fitz pas à pas et le voir se développer tout au long du livre. Je l’ai trouvé très intéressant et bien exploité. J’ai hâte de savoir ce qu’il va devenir dans les prochains volets. 

L’univers créé par Robin Hobb est très intéressant. Dans ce premier tome le lecteur en découvre qu’une tout petite partie car l’histoire se passe essentiellement au château de Castelcerf. J’espère découvrir toute l’étendue de cet univers dans les tomes suivants. L’intrigue du livre est captivante. Elle est surtout centrée sur les jeux de pouvoir de la famille royale. L’histoire est très bien ficelée dans une progression où tout est calculé. Ce tome est le premier d’une longue série, c’est pourquoi il est assez introductif, l’action n’arrive qu’à la fin du livre.

Pour conclure, j’ai passé un très bon moment à lire ce livre. L’univers et les personnages créés par Robin Hobb sont riches et variés. Je le conseille fortement aux amateurs de fantasy.

« Plus que tout c’est ça que je n’ai jamais compris chez vous : vous jouez aux dés et vous comprenez que le sort du jeu puisse dépendre d’un seul jet ; vous vous distrayez aux cartes et dites que la fortune amassée en une soirée peut partir en fumée sur un pli. Mais un homme, ça, vous le reniflez d’un air dégoûté et vous laissez tomber : quoi ce néant d’humain ? Ce pécheur, ce charpentier, ce voleur, cette cuisinière, allons, mais qu’est-ce que ces gens-là pourraient bien accomplir dans le vaste monde ? Et telles des chandelles dans un courant d’air, vous vivez de petites existences crachotantes, vacillantes. »

Note :

  • orignalité 95%
  • personnages 100%
  • histoire 100%
  • écriture 95%

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