auteur : Alberto Angela   

   éditeur : Payot

   pages : 462

   parution : 2016

   thèmes : histoire

 Imaginez que vous puissiez parcourir l’Empire romain   entre 115 et 117 après J.-C., à l’époque de son expansion   maximale, de la Germanie à l’Égypte et de la future   Angleterre à la Mésopotamie ; que vous sympathisiez en   chemin avec les personnages les plus divers, un serviteur ou l’empereur Trajan, un légionnaire ou un marchand, une patricienne ou une prostituée ; qu’ainsi vous exploriez la civilisation romaine dans toute la lumière de son génie comme dans ses zones d’ombre, qu’un jour on vous fasse une démonstration de machine à laver mais qu’une autre fois on vous impose la vision d’esclaves en cage.
En vous invitant à suivre l’itinéraire d’une pièce de monnaie, l’auteur de cette grande fresque historique rend possible cette extraordinaire aventure. Frappé à Rome, le sesterce passera de main en main dans bien des provinces et qui sait s’il ne vous entraînera pas au-delà des frontières de l’Empire ?

De quoi ça parle :

Dans ce livre, le lecteur suit un sesterce sous le règne de Trajan durant lequel l’empire romain est à son apogée. Plus que ce sesterce nous suivons surtout les personnages qui le possèdent et qui le font voyager à travers les villes d’une des plus grandes civilisations de l’antiquité. Nous découvrons par ces personnages de nombreuses choses sur les romains comme la médecine, le vin, les superstitions, la guerre…

Comment ça nous est raconté :

Empire est découpé en 22 chapitres correspondants chacun à une place importante de l’empire romain (Lutèce, Milan, Le Tibre…). Chaque chapitre est découpé en plusieurs parties faisant chacune un peu près deux pages. Ces parties traitent de sujets différents comme : envoyer une lettre à l’époque des romains, passer la douane, etc. L’auteur fait découvrir et explique au lecteur le fonctionnement de la société de l’époque au travers du regard des personnages du roman. Ce livre mixe roman et livre documentaire. Il n’y a aucun dialogue, c’est comme si l’auteur était à l’époque des romains et nous décrivait tous ce qui se passe en nous donnant des explications historiques.

Malgré la part de fiction et d’invention l’auteur fonde ses récits sur de véritables faits archéologiques. Par exemple nous suivons un garçon à qui l’on pratique une trépanation afin de diminuer les souffrances conséquentes à une tumeur au cerveau. L’opération a lieu dans la ville de Rimini. L’auteur explique ensuite que des archéologues ont retrouvé dans cette ville le crâne d’un enfant ouvert par un orifice.

Ce que j’en pense :

Empire est un livre très intéressant et pertinent. J’ai appris une multitude de faits sur la vie dans cet immense empire qu’est Rome. Savez-vous que les romains mâchaient des gommes pour avoir bonne haleine, que la machine à laver existait déjà ou encore que pour insulter les autres ils utilisaient déjà le doigt d’honneur. Je pourrais en écrire une page entière. Ce livre est bien sûr de la vulgarisation historique, mais elle est très bien faite et bien dosée. Enfin une bonne vulgarisation ! Malgré l’absence de dialogue je ne me suis absolument pas ennuyé. L’auteur nous apprend toujours de nouvelles choses et ne s’attarde pas sur les différents personnages. J’ai apprécié le fait qu’avec le sesterce on ne sait jamais où l’on va et avec qui. Cela m’a donné envie de toujours connaître la suite. Grâce à La diversité des personnages et des lieux j’ai été complètement immergé dans ce livre durant toute ma lecture et c’est avec regret que je l’ai quitté.

Empire est très simple à lire. Il est accessible à tous même s’ils ne connaissent rien à l’empire romain. Je le conseille à quiconque voulant apprendre sans en avoir l’air. À lire absolument !

« Ris bien de qui te traite de giron, Sextilius, et fais-lui donc un doigt d’honneur. » 
L’autre obtempère, se tourne vers son adversaire et, après lui avoir craché dessus, lui montre son majeur tendu en l’invectivant à son tour. Une bagarre s’ensuit, une de ses bagarres auxquelles on assiste quotidiennement dans les ruelles de Londinium. Les décurions s’éloignent, ils ne tiennent pas à s’en mêler. Cette scène n’est pourtant pas dénuée d’intérêt. Elle nous a permis de découvrir que l’un des gestes les plus insultants de notre époque, à savoir le doigt d’honneur, n’est pas le fruit de notre vulgarité moderne mais remonte à des temps ancestraux, puisque les romains y recouraient déjà. »

Note :

  • orignalité 100%
  • personnages 90%
  • histoire 95%
  • écriture 90%

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