auteur : Albert Camus

    éditeur : MNÉMOS

    pages : 192

    parution : 1942

    thèmes : Classique

 

Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s’est ouverte, c’est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j’ai eue lorsque j’ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n’ai pas regardé du côté de Marie. Je n’en ai pas eu le temps parce que le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français… 

Nouvelle année rime avec bonnes résolutions et cette année j’ai décidé de lire un classique tout les mois. Ne me demander pas pourquoi j’ai choisi l’étranger en particularité, C’était le premier que j’avait sous la main.

Dans l’étranger le lecteur suit le personnage de Meursault habitant à Alger. Au début du roman il reçoit un télégramme annonçant la mort de sa mère. Il se rend alors à son enterrement, où il ne montre aucun signe de tristesse. Le lendemain il se lie avec une femme s’appelant Marie et va avec elle au cinéma. Plus tard dans le roman Meursault se rapproche de Raymond, un voisin, et devient son témoin dans une affaire de maltraitance de maîtresse. Pour le remercier Raymond l’invite à la plage un week-end, Il s’y promène, mais rencontre le frère de la maitresse maltraité. S’ensuit une bagarre qui se termine très mal.

 

« J’avais eu raison, j’avais encore raison, j’avais toujours raison… J’avais vécu de telle façon et j’aurais pu vivre de telle autre. J’avais fait ceci et je n’avais pas fait cela. Je n’avais pas fait telle chose alors que j’avais fait telle autre. Et alors? »

 

Meursault est le protagoniste de cette histoire, le récit est à la première personne, le lecteur est donc dans la tête du personnage. Tout au long du livre on ressent de multiple sentiments envers le héros : incompréhension, tristesse, haine… On ne sait que penser de lui, est-il une personne insensible où est-il perdu dans cette société. Meursault ne ressent aucune empathie, lors de l’enterrement de sa mère il part avant la fin, quand son amante Marie lui demande si il l’aime il lui répond que non. Meursault est aussi très sincère, on voit donc à travers ses yeux, la société dans laquelle il vit sans le filtre de l’émotion et du mensonge. Après le drame Il avoue n’avoir aucun regret de se qu’il a fait, il ne se sent pas concerné.

Le roman est coupé en deux partis : la mise en place des personnages, du contexte, du drame et le jugement et la prison. Le style de l’auteur et très claire et simple, le livre se lit très facilement, d’autant plus qu’il est court. Dans son roman l’auteur montre le rejet de la société face au non rationnel et celui qui fait différent des autres. Le jugement final de Meursault est injuste, alors qu’il devrait être acquitté, le juge ne punit finalement pas le drame mais le manque d’empathie et de sensibilité de l’héros. La sentence est largement exagérée par rapport aux actes du protagoniste. Le lecteur finis par ressentir de la peine et de l’attachement pour Meursault

Pour conclure, dans ce livre l’auteur dénonce cette société qui n’accepte pas les différences mais aussi la justice de l’époque. Je vous conseil fortement ce roman.

  • orignalité 90%
  • personnages 90%
  • histoire 80%
  • écriture 80%
  • suspence 60%
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