auteur : Gabriel katz

   éditeur : Scrinéo

   pages : 416

   parution : 2015

   thèmes : Fantasy, guerre de religion

 C’est l’heure du duel décisif entre les deux camps qui   s’entredéchirent pour la cité mère de Kyrenia. Deux   champions vont s’affronter sur le sable de l’arène, un   combat qui peut faire basculer le destin d’un peuple   entier. Mais quelques heures à peine avant le coup de gong, le culte du Prophète a perdu son champion. Qui affrontera le Corbeau, redoutable gladiateur du Temple ? 
Déchirée par les luttes de pouvoir, la plus grande cité du monde est au bord de la guerre civile. Le culte millénaire de la Grand déesse, menacé par celui d’Ochin qui se répand comme un raz-de-marée, n’a plus qu’un recours : la violence. Entre complots, combats et trahisons, chacun lutte pour sauver sa place et parfois sa vie…

De quoi ça parle :

Dans ce livre, le lecteur suit principalement Daesmon. Il doit se battre en duel dans l’arène pour décider quel culte dominera la cité de Kyrenia où une guerre de religion fait rage. En effet suite à un « accident » Daesmon doit remplacer Leth Marek l’ancien champion d’Ochin. Mais manigances et trahisons vont prendre le dessus et vont conduire Kyrenia dans une terrible guerre civile.

Comment ça nous est raconté :

Dans ce deuxième tome d’Aeternia, le lecteur reprend l’histoire au moment où il l’avait quittée dans le premier tome. Gabriel Katz tient en haleine son lecteur grâce à une écriture très fluide et addictive, de nombreux rebondissements et une révélation finale à couper le souffle. L’ambiance du livre est très sombre et violente. Dans Aeternia le lecteur veut toujours en savoir plus, il est comme aspiré par les secrets que cache le livre. Cette envie de voir tous ces secrets dévoilés va le pousser à ne jamais lâcher le roman.

« Attendre. Laisser venir. Ne pas deviner, ne pas prévoir. Ne regarder que les yeux, le fond des yeux, le fond de l’âme. Attendre l’étincelle, le souffle imperceptible qui s’infiltre dans les épaules, dans les poignets, jusqu’au bout de la lame. Attendre l’attaque comme on attend une vague, au bruit, à l’instinct, à la sensation d’écume. Distinguer l’animal apeuré derrière le jeu des postures… Et frapper. »

Ce que j’en pense :

Pour commencer, ce livre a été un énorme coup de cœur, pour tout dire je l’ai lu en moins d’une journée. Je ne sais pas comment j’ai pu survivre quatre mois sans connaître la suite du premier tome. Comment ne pas détester et en même temps adorer Gabriel Katz après le coup de génie qu’il nous réserve à la fin du premier tome. Le renversement de situation finale m’a coupé le souffle. Quand je lui ai fait remarquer ce sadisme lors d’une dédicace il n’a rien trouvé de mieux que de rigoler !!! Néanmoins je le pardonne car ce tome 2 est absolument génial !

Dans ce second tome le personnage principal n’est plus Leth Marek mais Daesmon. Il est insupportable : tout sauf modeste… mais il est très attachant. Ses pointes d’humour illuminent l’ambiance du livre qui est décidément très sombre. Certains personnages ont grimpé dans mon estime, d’autres sont tombés en disgrâce (Nessirya). Les personnages sont ni tout blancs ni tout noirs. Ils sont humains avec leurs défauts et leurs qualités et j’adore ça. Je ne peux plus supporter les romans de fantasy manichéens où les gentils gagnent toujours à la fin.

L’intrigue est très intéressante, le livre est parsemé de rebondissements et de révélations. Dans ce second tome j’ai eu réponse à de nombreuses questions posées dans le tome 1. J’ai presque regretté d’avoir découvert certains des secrets dévoilés par l’auteur dans ce second tome, Gabriel Katz est si cruel et sadique. Il trouve toujours un moyen d’énerver ses lecteurs. C’est tellement agréable de ne pas voir un roman se dérouler sous nos yeux. Le lecteur est toujours étonné de la tournure des évènements. À aucun moment je n’ai pressenti la chute. Quand je l’ai découverte, elle m’a fait l’effet d’une claque. Comment Gabriel Katz a pu oser ?!? J’ai hâte de le revoir en dédicace pour lui parler du livre. Petit bémol, j’aurai aimé que l’auteur nous parle un peu plus d’Aeternia car c’est quand même le titre de la série.

À lire sans tarder si ce n’est pas encore fait !

« Soudain, un hurlement.

– Dez ! Au secours !

Desmeon se leva d’un bond, jetant au loin le bâton qu’il disputait au chien. Dégainant son poignard, il se mit à courir. Il ne respirait plus, ne pensait plus, ne voyait plus que l’entrée de la tente militaire, dont un pan battait au vent. Le camp semblait figé, comme si le temps s’arrêtait sur son passage.

À l’intérieur, c’était le chaos. Leth Marek gisait au sol, face contre terre, sa tunique gorgée de sang. Penché sur lui, le Rédempteur toussait. Lui aussi était couvert de sang, le sien ou celui du champion, nul n’aurait pu le dire. Mais il s’agrippait au bas de la robe de Nessirya, et de l’autre main il tâtonnait pour ramasser un couteau. Desmeon écarta la lame d’un coup de botte, avant de frapper à la tempe, enfonçant son poignard jusqu’à la garde.

– Ça va, Ness ?

– Ça va, répondit la prêtresse d’une voix à peine audible. »

Note :

  • orignalité 100%
  • personnages 100%
  • histoire 100%
  • écriture 100%

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